Gris frais. + beau dans l’aprèms
Revu 2 papiers : voitures blindées (Bourget), lutte antitabac (Ponchelet).
Dans l’Express 1399 passe le papier Dillinger (revu et refait).
Catégorie : mai 1978
Assez beau.
L’Express.
Vu D. Heymann : « Trouve un fait divers ! Sans ça je ne pourrai rien faire… Si je peux montrer deux ou trois papiers, je peux leur dire : il faut le garder, il n’y en a pas tellement qui savent écrire ».
Corrigé le papier interview du Dalaï par l’ami canadien de Ariane – pour l’Express ou Libé…
Parti avec Ariane à Lyon 9 h 25. Pluie. À La gare La Verpillière, Michel. De là, au CES, La Verp (des filles travaillent sur la musique). De là, à la ferme de Jojo et son aide Christophe (14 ans today) font le « limonaire’, un rassemblement d’instruments de musique inventés avec fûts, tubes, plastiques, cordes, etc… – et le manège. Journal fini. Pas trop mal. « On se reconnaît dedans », a dit Dante. Conférence pour le n° 2. Travaillé sur des textes de Dante (la Planète) pour la mise en pages – mots détachés, blancs etc… Vu Dante : « J’avance… je vous présente un grand écrivain… » »Jure-le en crachant… », etc…
Le soir, le groupe Apraz (orchestre local) qui doit chanter l’imaginaire de Rouxel, avec les loulous, 40 personnes. Apraz fait le souper servi à 11 h. Mais aucune chaleur, aucun contact. Ils cherchent à se « promouvoir », avec leur chanteuse.On me présente un article verbeux et philosophique. Refus, etc… Tout le monde dans la tribu a envie de dormir. D. se décide vers 2 h du matin. Apraz reste obstinément. Je veille avec Michel – puis à 2 h 45 renonce. Michel reste jusqu’à 3 h.
Soleil.
Ariane dormi dans une maison voisine avec Joëlle et Gerry.
D. me demande de faire le texte du film sur le charron. Vendredi prochain je vois le film et l’homme.
Article de Joëlle paru dans « Libé ».
Donné des noms avec Michel, Sappart et Jojo aux instruments du limonaire : orgelu, cavernon, plankophone (ou planquophone) et autres persiflons.
Parti avec A. et Joëlle par le train de 14 h 45. Paris 19 h 30.
L’Express. Rien fait – sauf yoga.
Évasion de J. Mesrine, vu l’année dernière à son procès.
Express n°1400 Laser sur l’épaule p.147, Boom sur la voiture blindée 149
Mort de Aldo Moro, tué par les Brigades rouges.
L’Express.
Cdf de Chateauneu: »Incomparable, je ne vois pas à quoi comparer ce bouquin etc… » Mais il n’a pas encore fini (à 400). Trouve que le texte central est « magnifique »
Cdf de J.J.Lerran. Allé au centre Beaubourg, il doit participer à l’accrochage de son ami Moskovtchenko : pas vu. Visité l’expo Michaux (très belle, des œuvres de 1952 ressemblant à celles que je lui ai achetées vers cette époque) et expo Malevitch où je rencontre Lancet. Entendu un vieux Mitteleuropa qui dit à une jeune femme : « Il y a des faux ! ». en désigne 3. Il a travaillé, dit-il, avec Malevitch, sait de quoi il parle.
Reparti dîner vers St Michel avec J.J. Mosko, Claire Jérôme, le co-exposant Nicolas Artheau et des amis. Restau : les 3 bourriques. Rentré minuit. J.J.: « Difficile d’entrer dans ton livre, tu n’as pas utilisé le ton narrateur, etc… »
L’Express matin. Braudeau.
Apréms: lecture, bricolage et cave avec Ariane (pour retrouver une photo de groupe de Gary: pas trouvée). Le fils de Gary a 14 ans (né en 1964).
Train 9 h 25. Joëlle et une amie. Pluie. Vu Hélène et sa fille. D. en tournage. Visionné avec Stéphane le film sur le charron (2 h 30 de bande).
Le soir, le groupe Apraz, son chanteur, son journaliste, les loulous. Arrivée de D. et de l’équipe du film. Parlé du charron, puis discussion longue avec les Apraz, éclaircissement des malentendus (sur le journal, l’affiche, leurs intentions). À 3 h 45, après vision des rushes du tournage, couché.
Gris.
Travaillé avec Joëlle sur la chanson de geste (disposition, mise en pages). Gatti en tournage avec Jerry.
Aprèms, vu et interviewé Perrin dans son atelier et sa maison.
Arrivée de J.J. Hocquard. Dîner à 8 h avec tout le monde – l’équipe de tournage (Gatti, Stéphane, Claude, Joseph l’Irlandais) revenue déçue de la pluie et de quelques mécomptes techniques.
Montré à D. la mise en page de la Planète. Approuve, puis, tout à coup, parlant de mon livre : « Tu es un verbal… je ne m’en rendais pas compte… l’émotion naît non de la description mais du mot (non du fait que tu le montres, tu ne le montres pas)… Tu es un poète… ». Critique le titre « mignard ». Je dis que c’est le nom d’une rue. « Alors, écris Rue du petit chemin de l’abîme ». « Impossible », etc…