Travaillé « Carnets –Force B ».
De Gaulle à la TV. Comme d’habitude : il se représente. Il n’y avait que Guy Mollet, l’Aigle d’Arras, pour croire le contraire. Avec Henriette Chandet, à la maison, revu le papier sur la mère d’un gestapiste jugé à Angers.
Catégorie : 1965
5 novembre 1965
À PM avec Henriette Chandet pour l’aider à passer son papier. Entendu dire que Thérond ne serait pas très content de ma candidature au C.E.
7 novembre 1965
Je devais aller avec Stéphane à La Route, mais il est collé, téléphone Danielle. J’y vais seul. Révisé Manouchian derrière lui. Puis déjeuner, puis FBK : quelques modifications à envisager pour le rendre acceptable aux gens du Centre : moins de Kafka, plus de « cœur ». Rentré à 7 h. Gatti de mieux en mieux considéré par La Route : on a parlé de sa lecture de Franco dans l’Huma.
8 novembre 1965
Elections primaires à PM ou conventions pour désigner les candidats au C.E. et à la délégation. Candidats : Martin, Vance, Graziani, Pignot (studio) et moi. Graziani suscité par la bande Lacaze pour empêcher Joffroy de passer. Opération réussie : il me bat de 5 voix. Le nommé Vital avait dans sa poche des paquets de pouvoir venus de partout. Après la séance, il a boxé Vance parce que la candidature de celui-ci risquait de nuire à leur opération.
9 novembre 1965
Toute une journée occupée par les séquelles de l’élection. Appris par Martory que Vital lui avait remis des listes sans mon nom ! Téléphoné Periez : on ne lui avait pas parlé de moi. Décidé de demander l’annulation du scrutin puis, après réunion des délégués sortants, décidé d’envoyer une lettre de protestation – pour ne pas porter préjudice à la Délégation elle-même. Le 30 novembre, il y aura campagne pour faire sauter le nom de Benno et obliger à un deuxième tour.
Eu confirmation par Derogy au téléphone que c’est bien la Giroud qui a fait passer l’article de l’Express sur Alcatraz.
10 novembre 1965
Téléphoné à Chris. Il a le bouquin sur sa table, ne l’a pas lu. L’ai invité à déjeuner demain. Donné ma lettre de protestation aux délégués. Fait ronéoter et distribuer. Bruits : le patron serait furieux contre ceux qui veulent politiser le journal. (Allusion à une démarche des délégués.)
Vu « Le Coup de grâce » de Cayrol et Durand à Publicis avec Vialatte, H. Bodard et Gisèle Charbonnier. M’a plu. Après, avec Cayrol, Durand et les productrices, à la maison de Suède pour discuter. On l’appelle déjà « Le coup de rosé ». Dîné chez Diwo avec un ami à lui des Auberges de jeunesse et sa femme.
11 novembre 1965
Cdf de Chris : ne peut venir. Trouve le film bon. Ne comprend pas l’hostilité ou l’indifférence qui l’entourent.
Allé voir à la fondation Rothschild Chateauneu opéré de la jambe droite. Parlé du Seuil… Embarrassé par l’élection présidentielle. Pense que si Mitterrand passait, ce serait de nouveau la 4e. Nous paraîtrions plus coco sans Mollet (par exemple) que sans De Gaulle (il est assez fort, lui, pour laisser parler les autres).
12 novembre 1965
Au Seuil, vu Chris dans les couloirs – puis Montigny, que j’attaque sur le peu d’enthousiasme pour Alcatraz, qui se défend mal, sottement, craignant que je n’en parle à Flamand… Puis Flamand, qui se défend mieux et consent à partager les torts avec moi (moi, pour avoir fait publier pendant les vacances, lui pour n’y avoir point cru, attendant de moi autre chose, un plus grand bouquin, etc.). Puis, Cayrol et Durand (docu sur le film qui sort lundi). Cocktail pour le livre de Gaston (qu’il m’a offert). En ai acheté un pour Maurice Woignier.
13 novembre 1965
Papier sur le film Cayrol. Cdf du TNP pour un article dans « Bref » sur Sacco et Vanzetti.
14 novembre 1965
Cdf de Dante : il veut que je centralise toutes les copies de « Bref » – que je finisse BFK et Manouchian. Tous les vieux de La Route ont salué son départ, poing levé.